Le problème des déchets sauvages dans la nature

Une grande partie des millions de bouteilles et canettes qui sont annuellement vendues terminent à côté des poubelles. Les bouteilles et les canettes sont responsables pour environ 40 pourcent du volume des déchets qu’on retrouve dehors dans la rue ou dans la nature. (Voir aussi l’étude récente sur la composition des déchets sauvages dans le Limbourg en Belgique.)

 

Un problème pour l’homme et pour les animaux

La pollution de nos quartiers et la nature par les canettes et bouteilles énerve plus de 3 Belges sur 4. En plus, des vaches et d’autres animaux tombent malade ou décèdent quand des morceaux de canettes ou de plastique terminent dans leur nourriture.

Beaucoup de déchets qui ne sont pas collectés s’envolent pour finalement se retrouver dans les rivières et la mer, oú ils forment la “soupe de plastique” et les “îles de plastique” qui flottent dans les océans. Ces poubelles flottantes font des dégâts à grande échelle aux poissons, aux oiseaux et autres animaux marins qui les avalent en mangeant, s’emmêlent ou s’étouffent dedans.

 

Les coûts

En Wallonie, le coût de gestion des déchets sauvages et des dépôts clandestins est estimé à 84 millions d’euros par an. Cela représenterait environ 30.000 tonnes des déchets sauvages par an, soit 8 kg par citoyen wallon. Le rapport complet sur ces résultats sera publié à la fin de 2018.

Aucun chiffre n’est disponible sur la quantité et le coût des déchets sauvages à Bruxelles.

En 2015 en Flandres, les coûts de prévention, du ramassage et du traitement de ces déchets dans les espaces publiques sont estimés à environ 164 millions d’euros (25,64 euros par habitant par an). 90% de ces coûts sont supportés par les autorités locales et parviennent ainsi au contribuable via les taxes municipales.

Des millions d’euros sont également dépensés par les autorités et les entreprises dans des campagnes de communication, des actions de ramassages (les “clean ups”) et des poubelles supplémentaires. Tout ceci sans résultats structuraux: nos rues, nos bois, nos plages, nos rivières restent pollués.

 

Matières premières

Dans le système de collecte PMC (bouteilles et flacons en plastique, emballages métalliques, cartons à boisson), des plastiques de différentes qualités sont rassemblés dans le même sac bleu. A cause de ce mélange, la qualité du plastique est faible, et rapporte relativement peu d’argent. Le plastique qui est collecté à travers le système PMC ne peut plus entrer en contact avec de la nourriture ou des boissons. Ce qui est dommage car, techniquement, le plastique PET peut parfaitement être recyclé et servir à fabriquer de nouvelles bouteilles en plastique PET.

Le plastique issu des systèmes PMC est aujourd’hui le plus souvent utilisé pour des produits de moindre qualité et fonctionnalité que la bouteille originale. Cela s’appelle du recyclage vers le bas, du downcycling. Beaucoup de bouteilles sont ainsi “recyclées” dans du mobilier urbain ou des vêtements en polyester. A leur tour, ils lâchent des particules de plastique dans l’environnement, sous l’effet de la pluie ou de la machine à laver.

Les canettes en aluminium

Les canettes en aluminium ont une très grande empreinte CO2 quand elles ne sont pas bien recyclées. Une grande partie des canettes n’est pas collectée par le sac bleu, mais termine – via les poubelles publiques ou le service de balayage – dans des incinérateurs. De la matière première valable se perd ainsi, ce qui a un impact climatique négatif.