99,6% des poubelles publiques néerlandaises sans déchets sauvages : résultats du comptage national

Ce dimanche 26 octobre, la deuxième journée nationale de comptage des poubelles publiques a eu lieu aux Pays-Bas. 12315 photos prises dont 99,6% des poubelles ne présentaient aucun déchets sauvages. La consigne fonctionne ! 

Seconde journée néerlandaise de comptage des poubelles publiques

Pour la deuxième année consécutive, le mouvement Plastic Avengers* a rassemblé les foules ce dimanche 26 octobre. Des centaines de volontaires se sont mobilisés pour prendre les poubelles publiques néerlandaises en photos.

L’objectif ? Faire le point sur leur état, plusieurs années après l’introduction de la consigne sur les bouteilles en plastique et canettes.

Et cette année encore, les résultats parlent d’eux-mêmes : 12315 photos prises dans 114 Villes et Communes. Et 99,6% (11919) n’avaient pas de déchets sauvages autour d’elles. 96,8% étaient en parfait état et 2,86% avaient une porte ouverte ou abîmée.

Cela confirme donc, malgré les quelques articles publiés dans la presse néerlandaise ces dernières années, que la consigne ne crée pas davantage de déchets sauvages.

Au contraire, aux Pays-Bas, elle a réduit la part des canettes et bouteilles en plastique de près de 80%. De plus, la consigne aide à limiter la vitesse à laquelle les poubelles publiques se remplissent - et évite donc qu'elles ne débordent

Et la Belgique alors ? 

Bien que difficile à évaluer avec certitude, une initiative similaire en Belgique montrerait sans doute des résultats bien différents, comme en témoignent les nombreuses marches des pigeons ramasseurs (Wallonie) et Mooimakers (Flandre) qui sillonnent la Belgique et mettent en avant le problème des déchets sauvages (en ville tout comme dans les campagnes). 

Sans oublier les récents résultats du monitoring des déchets sauvages en Flandre, qui indique une hausse des déchets sauvages de 5,3% et 26,4% de déchets collectés dans les poubelles publiques (en seulement un an, entre 2023 et 2024).

Répartition des poubelles publiques (Source : Zwerfinator)

Une preuve de plus que la consigne fonctionne contre les déchets sauvages et que les décideurs politiques belges, pour parvenir à “éradiquer les déchets sauvages”, n’ont plus le choix que d’introduire ce système.
* Plastic Avengers, une initiative de Merijn Tinga (Plastic Soup Surfer) et Dirk Groot (Zwerfinator).

La consigne, on signe ! Soutenez Hugo dans son défi

Une pétition pour remettre la consigne à l'ordre du jour. À l'occasion de sa traversée de la Belgique à pied, de La Panne à Arlon, Hugo lance une pétition pour demander aux politiques l'introduction de la consigne. Signez sa pétition pour montrer votre soutien.

Un gouvernement qui promet ... sans agir ?

Récemment, le nouveau gouvernement wallon, une coalition MR - Les Engagés, s’est engagé dans sa Déclaration de Politique Régionale 2024-2029 à « éradiquer les déchets sauvages ».

Pourtant, malgré cette annonce ambitieuse et le fait que Les Engagés exigent l’introduction d’une consigne depuis des années, aucune mesure concrète n’a encore été introduite ou proposée pour atteindre cet objectif. Pire même, le système de consigne, solution éprouvée pour réduire les déchets sauvages chez 17 pays européens, n’apparaît même pas dans le plan d’action du gouvernement.

Un manque de logique qui nous inquiète tous : comment parvenir à protéger notre nature, nos agriculteurs et nos bovins quand la solution la plus efficace reste ignorée ?

Consultez la Déclaration de Politique Régionale Wallonne 2024-2029 et jugez par vous-même.

La consigne une solution concrète

On ne le rappellera jamais assez, la consigne est une solution concrète et efficace, soutenue par 7 belges sur 10.  Elle: 

  • Récompense le geste de tri et sanctionne les pollueurs : en récupérant leur consigne, chacun devient acteur du tri et participe à la propreté des espaces publics, tandis que les pollueurs payent en perdant leur consigne.
  • Réduit massivement les déchets sauvages : nos voisins, comme les Pays-Bas observent 70 à 90% de réduction des emballages consignés parmi les déchets sauvages dès l’instauration d’un système de consigne.
  • Améliore le recyclage et ouvre la voie au réemploi : les emballages sont collectés de manière complètement séparée, ce qui améliore la qualité du recyclage et est compatible avec le réemploi (comme avec la consigne sur les bouteilles de bière en verre). Une chose que le sac bleu, malgré son efficacité, ne permet pas.

Une solution simple, équitable et rapide à mettre en place, surtout que l'Europe rend l'introduction d'une consigne canettes et bouteilles plastique obligatoire pour une collecte sélective de 90 % pour les canettes et bouteilles plastiques d’ici 2029.

Signez la pétition d'Hugo et agissez dès maintenant !

À l’occasion de sa traversée de la Belgique "Le Poids de nos erreurs", du 30 août au 16 septembre 2025, Hugo ramasse les déchets sauvages qu'il trouve, sensibilise à l’urgence de réduire les emballages à usage unique et soutient une solution concrète : l’introduction de la consigne en Belgique.

Sa pétition nous permet à tous de l’accompagner dans sa lutte contre les déchets sauvages. Ainsi, nous pouvons rappeler aux politiques que nous attendons qu’ils joigne le geste à la parole.

Pourquoi signer la pétition d’Hugo

Qui peut signer ? Tous les habitants de la Belgique (et pas que la Wallonie).

Étapes simples pour agir :

  1. Signez la pétition en ligne ici ou en remplissant la pétition au format papier ci-dessous. Vous pouvez alors nous l’envoyer à info@statiegeldalliantie.org.
  2. Partagez la pétition sur vos réseaux, avec vos proches, dans votre Ville ou Commune: chaque signature compte !
  3. Encouragez Hugo : montrez-lui que son effort est entendu et inspirant via son compte Instagram.

Vous pouvez partager le visuel proposé ici.

Ensemble, agissons pour une Wallonie propre

La consigne est une réponse concrète à un problème environnemental urgent. Hugo fait son bout de chemin, de La Panne à Arlon, pour nous rappeler que chaque geste, chaque signature, chaque partage compte.
Faisons pression ensemble pour lancer le mouvement, et dépasser les 1000 signatures au plus vite possible !

Le poids de nos erreurs : Hugo ramasse les déchets sauvages belges sur plus de 500km

L’Alliance pour la Consigne est fière de mettre en avant "Le poids de nos erreurs", l’initiative engagée et audacieuse portée par Hugo. À travers ce projet, Hugo veut sensibiliser le public à l’impact des déchets sauvages et Hugo veut sensibiliser le public à l’impact des déchets sauvages et notamment au problème des emballages à usage unique, en portant littéralement le poids de nos erreurs collectives tout au long de son parcours.

Ce titre est aussi une référence aux erreurs commises par l’industrie, qui continue à produire des centaines de milliers d’emballages à usage unique chaque jour, malgré l’urgence environnementale et le besoin de préserver nos ressources.

Un constat alarmant : canettes et bouteilles en plastique, championnes des déchets sauvages

Au fil de ses multiples collectes passées, Hugo a remarqué, comme nombre d’entre nous, que les canettes et bouteilles en plastique représentent une part écrasante des déchets. Ce constat illustre clairement la nécessité d’introduire la consigne au plus vite, afin de réduire le volume des déchets abandonnés dans nos rues, nos forêts et nos rivières.
Des études menées en Europe montrent que les systèmes de consigne permettent de réduire de 70 à 90 % le nombre de contenants jetés dans la nature.

L’impact dramatique sur la nature et notre santé

Les déchets sauvages ne sont pas qu’une nuisance visuelle : ils ont des effets profonds et durables. Les plastiques se fragmentent en microplastiques qui contaminent les sols, les eaux et les organismes vivants. Plus de 8 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans, menaçant directement la faune marine et entrant dans la chaîne alimentaire humaine. Les canettes, elles, finissent trop souvent dans nos champs où elles sont ingérées par les vaches de nos agriculteurs, pouvant causer des séquelles irréversibles voire fatales.

Les impacts sur la biodiversité, la qualité de l’eau et, in fine, sur notre santé ne laissent plus place au doute : comme Hugo, nous devons agir.

Un itinéraire qui mène au coeur du pouvoir politique wallon

Tout au long de son trajet de plus de 500km, de La Panne à Arlon, Hugo traversera villes et villages : La panne, Poperinge, Wervik, Pecq, Antoing, Villerot, Binche, Biesmes sous Thuin, Roselies, Jambes, Namur, Dinant, Rochefort, Libramont, Herbeumont, Moyen, Virton, et jusqu'à Arlon. Il ira à la rencontre des habitants, pour présenter le résultat de ses ramassages, échanger avec les citoyens et discuter des solutions concrètes pour alléger son fardeau. Son périple le conduira à Namur, capitale de la Wallonie, là où des décisions politiques concrètes pour lutter contre les déchets sauvages devraient être prises depuis bien longtemps.


Ce passage par Namur, à mi-chemin du parcours, aura lieu le dimanche 7 septembre devant la Maison de l’écologie. Cet événement rassemblera citoyens et représentants politiques autour d’une même question : comment réduire drastiquement les déchets grâce à la consigne et à des politiques ambitieuses ?

Un appel à mobilisation

En tant que partenaire, l’Alliance pour la Consigne invite ses membres à relayer le projet, à partager les publications de Hugo et à être présents pour l’accueillir à Namur. Plus nous serons nombreux à soutenir cette démarche, plus fort sera le signal envoyé aux décideurs.📲 Suivez et encouragez Hugo sur Instagram : @le_poids_de_nos_erreurs — chaque partage compte, chaque message de soutien aussi.

Plages pleines de déchets : un appel urgent pour la consigne en Belgique

Un jour, 450 litres de déchets et 160 litres de canettes et bouteilles. C'est le résultat d'une campagne de nettoyage des déchets menée fin août sur les plages d'Ostende, au cours de laquelle des bénévoles de Proper Strand Lopers, City to Ocean, Fair Resource Foundation et des membres de l’Alliance pour la Consigne ont travaillé ensemble pour examiner ces 450 litres de déchets. Sur les 450 litres de déchets collectés, 160 litres, soit 35 %, étaient constitués de bouteilles en plastique et de canettes. Ces chiffres soulignent la nécessité d'un système de consigne en Belgique pour lutter structurellement contre les déchets sauvages. 

Des montagnes de déchets chaque soir
Les bénévoles de l'association Proper Strand Lopers nettoient les plages quotidiennement depuis des années. L'été dernier, en juillet, ils ont ramassé jusqu'à 4 000 litres de déchets sur une zone de seulement 500 mètres. Cela en une seule soirée. À la fin de la saison, ce sont toujours 450 litres qui ont été ramassés, et les emballages de boissons continuent d’en être la plus grande part.

Pour mieux analyser les déchets, un brand audit a été réalisé. Celui-ci a montré que les emballages de boissons, en particulier, représentaient une part importante des déchets. Un brand audit est une analyse ciblée au cours de laquelle les déchets sont triés, photographiés et cartographiés. Cela permet de connaître l'origine des déchets et les marques responsables. De voir quelles sont les entreprises qui contribuent le plus au problème des déchets sauvages et de leur demander de changer leurs pratiques.

La consigne comme solution 

Des études montrent qu'un système de consigne n'est pas seulement efficace pour réduire les déchets, mais qu'il permet d'obtenir une réduction de 70 à 90 % des bouteilles en plastique et des canettes (source). Tim, de Proper Strand Lopers, le souligne : « Les déchets n'ont aucune valeur. Cela aiderait beaucoup si nous devions leur donner une valeur, comme avec une consigne. En pleine saison, 40 à 50 % des déchets que nous trouvons sont des bouteilles en PET et des canettes. »

Dans les pays où la consigne est appliquée, il est prouvé depuis des années qu'elles font une différence significative dans la lutte contre les déchets sauvages. Par exemple, le nombre de bouteilles en plastique dans les déchets aux Pays-Bas a diminué de 79 % après l'introduction de la consigne (source). 

Appel aux gouvernements régionaux : il est temps d'agir

Les gouvernements régionaux ont aujourd'hui la possibilité de déployer un outil puissant contre les déchets sauvages : la consigne. Les résultats des campagnes de nettoyage et des brands audit montrent que le problème est réel et que la solution est à portée de main. La Belgique doit prendre les devants et opter pour des plages, des parcs et des espaces publics plus propres en introduisant la consigne.

Zwerfinator : Toujours plus d'emballages de boissons dans les rues en Belgique

Cet article a été rédigé par Dirk Groot, le Zwerfinator, l'un des co-fondateurs de l'Alliance pour la Consigne.

Aux Pays-Bas, une diminution considérable des emballages de boissons jetés dans la nature a été constatée suite à l'extension de la consigne sur les canettes et bouteilles en plastique. Ainsi, la quantité totale de déchets sauvages a également diminué. Ce phénomène se fait toujours attendre en Belgique. Début août 2024, Zwerfinator a réitéré ses recherches qu'il avait menées en Belgique en 2022. Il a constaté 25 % d’emballages de boissons en plus qu’en 2022.

L'étude

En mai 2022, le Zwerfinator a mené une analyse en Belgique. Ses recherches se sont étendues sur 47,1 kilomètres sur deux zones réparties sur le territoire : Bruxelles, Anvers, Merksem, Verviers, Liège, Machelen et Fléron. Le Zwerfinator a écrit à ce sujet dans cet article (version néerlandaise). En août 2024, il a réitéré l'expérience pour voir l'évolution de la situation.

La recherche s'est déroulée de la même manière que Zwerfinator le fait depuis des années aux Pays-Bas. Depuis 2019, le Rijkswaterstaat (agence gouvernementale en charge de la gestion des eaux) inclut également tous les six mois les chiffres de ses études dans les rapports destinés au secrétaire d'État et à la Chambre des représentants (Tweede Kamer).

À la fin de cet article vous trouverez une représentation des itinéraires recherchés.

Plus d’emballages de boissons qu’en 2022

En 2022, 2398 boissons ont été retrouvés, en 2024, 2990. Cela signifie que 592 boissons en plus ont été retrouvé, une hausse de 25%. Cette hausse a été causée par une hausse des bouteilles en plastique (+45%) et des canettes (+20%). Les autres emballages de boisson (carton de boisson, poches de boisson et bouteilles en verre) a augmenté de 13%. 

Aux Pays-Bas, les canettes et bouteilles en plastique jetées dans les déchets ont diminué de 79 % ces dernières années. Voir cet article et le rapport de recherche associé.

Comparaison avec les Pays-Bas

En 2022, Zwerfinator a trouvé en moyenne 51,2 emballages de boissons par kilomètre, contre 63,5 en 2024. Avant l'expansion de la consigne aux Pays-Bas, les chiffres étaient similaires à ceux de la Belgique. La dernière fois que cela s’est produit, c’était en février 2023 à Amsterdam, juste avant l’introduction de la consigne sur les canettes. Après cette introduction, une très forte diminution des canettes et bouteilles dans la nature peut être constatée aux Pays-Bas.

L'étude réalisée en Belgique a également trouvé 12,4 cups par kilomètre. Aux Pays-Bas, Zwerfinator a trouvé jusqu'à présent 10,2 tasses par kilomètre lors de ses recherches en 2024. Ce chiffre montre que la quantité des autres déchets (que les canettes et bouteilles en plastique) diffère peu entre les Pays-Bas et la Belgique. Une grande différence est que 179 grandes bouteilles en plastique ont été trouvées. Aux Pays-Bas, ces bouteilles sont rarement trouvés dans les déchets sauvages car elles sont consignées depuis des années. 

Pour comparaison fidèle avec les Pays-Bas, des recherches supplémentaires sont bien sûr nécessaires. La principale différence que cette comparaison entre les deux pays démontre est finalement qu'il y a désormais bien moins d'emballages de boissons (canettes et bouteilles en plastique surtout) dans les rues aux Pays-Bas. Malgré toutes les bonnes intentions, les campagnes de sensibilisation, de nettoyage et les amendes, ce qui se passait aux Pays-Bas avant l'introduction de la consigne se produit également en Belgique : la quantité d'emballages de boissons dans les déchets sauvages ne diminue pas et - au contraire - ne fait qu'augmenter.

Poubelles publiques

Les médias néerlandais ont beaucoup écrit sur les problèmes liés aux poubelles ouvertes pour récupérer les emballages consignés. Il s'agit d'un phénomène qui se produit principalement dans certains quartiers animés des grandes villes et qui se produit peu ou pas dans le reste du pays. Là-bas, les poubelles se remplissent bien moins vite et la quantité totale de déchets sauvages a également diminué.

Avant l'introduction de la consigne sur les canettes, de nombreuses poubelles débordaient partout aux Pays-Bas, ce qui occasionnait également des déchets sauvages supplémentaires. Une grande partie du contenu de ces poubelles était constituée de canettes et de bouteilles en plastique. Selon l'analyse des poubelles publiques du Zwerfinator, la quantité de canettes et de bouteilles en plastique dans ces poubelles a également diminué de 80 %. 

Lors d'une recherche menée en Belgique en 2024, Zwerfinator a constaté de nombreuses poubelles débordantes, qui, à leur tour créent également des déchets sauvages. En Belgique également, les services communaux ne peuvent pas traiter correctement et à temps les grandes quantités de déchets dans les poubelles et dans les rues.

Lors de la campagne « Opération Overload » de 2022, les Plastic Avengers ont identifié le problème des poubelles débordantes et ont rédigé un rapport contenant des recommandations pour adresser ce problème. La Chambre des représentants a chargé la secrétaire d'État de commencer à travailler sur ces recommandations. Le 20 septembre, la conférence Plastic Avengers discutera de la manière dont ce problème peut être résolu grâce à des emballages meilleurs et plus intelligents.

Pour conclure

Cette recherche porte sur les déchets sauvages et non sur la collecte des déchets. En Belgique, les déchets plastiques sont collectés d'une manière différente qu'aux Pays-Bas et cela semble très bien fonctionner. Les gens déposent des sacs bleus contenant des déchets plastiques devant leur porte et la municipalité les récupère. Cependant, ce système ne fait rien contre les déchets sauvages. Les déchets sont principalement causés par la consommation "on-the-go", c'est-à-dire des déchets qui ne sont pas mis dans une poubelle ou un sac bleu séparé à la maison, mais qui finissent dans la poubelle publique ou dans la rue. Et les sacs bleus n’empêchent pas les déchets sauvages et ne les nettoient pas. La consigne, elle, le fait.

La commune de Ranst demande la mise en place d'un système de consigne classique : "Ne faites pas porter la responsabilité aux communes".

La commune de Ranst souhaite la mise en place prochaine d'un système de consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes. Ainsi, 55 Villes et Communes ont écrit une lettre aux trois ministres régionaux de l'environnement pour demander un système de consigne accessible, et l'Association des villes et municipalités flamandes (VVSG) a déclaré qu'elle ne voulait pas d'un système de consigne via les poubelles publiques.

L'objectif de l'introduction de la consigne est clair : réduire les déchets sauvages, un problème auquel les habitants de Ranst sont trop souvent confrontés. En Flandre, les déchets sont l'une des principales sources d'irritation de la population, selon le Moniteur des villes et communes de l'Agence d'administration domestique.

Ranst met l'accent sur le principe du "pollueur-payeur". La commune s'oppose fermement à ce que les coûts soient répercutés sur les autorités locales ou sur les citoyens eux-mêmes. Elle préconise au contraire un système dans lequel chacun peut facilement rapporter ses emballages vides au magasin. L'idée n'est pas de faire porter la responsabilité et les coûts sur les municipalités et les citoyens, mais plutôt sur les producteurs.

Luc Redig souligne l'importance d'un système déjà connu des Flamands. Il propose de commencer par étendre le système de consigne utilisé pour les bouteilles en verre dans les supermarchés en y ajoutant les bouteilles en plastique et les canettes. Cela permettrait d'étendre un système de consigne que les consommateurs connaissent et soutiennent déjà. Cela permettrait non seulement de réduire la quantité de déchets sauvages, mais aussi de sensibiliser les consommateurs à leur rôle dans la gestion des déchets.

Cependant, la commune de Ranst est réticente à accepter les solutions proposées par les projets pilotes de Fost Plus et l'étude de RDC Environment, qui portent sur les communes une grande part de la responsabilité et des coûts d’un système de consigne. Le doublement des poubelles publiques et un système de consigne numérique ne sont pas populaires à Ranst. Ils veulent éviter de faire peser une charge supplémentaire sur les autorités locales et privilégier un système facile à mettre en œuvre et familier à la population flamande.

En se prononçant en faveur d'un système de consigne classique, la commune de Ranst espère pouvoirmettre en œuvre ce système rapidement. En signant la motion et en s'adressant à la presse, elle donne un exemple qui, nous l'espèrons, sera suivi par d'autres communes et décideurs politiques, et permettra ainsi de trouver une solution pour une Flandre plus propre.

Genk, première ville à essayer la consigne de 2025

Le 20 octobre, l'Alliance pour la Consigne était à Genk. Devant le centre commercial Shopping 1, nous avons montré aux citoyens à quoi pourrait ressembler un système de consigne belge efficace en 2025. Avec notre machine à déconsigner ambulante, nous avons montré à quel point il est simple de récupérer sa consigne. C'est un système qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays européens, dont l'Allemagne, la Lettonie et la Suède. C'est aussi exactement le système que nous avons en Belgique pour de nombreuses bouteilles de bière en verre.

Le maire de la ville de Genk, Wim Dries, a sonné le coup d'envoi en étant le premier à déposer une bouteille dans la machine. Genk - ainsi que plus de 200 autres villes et municipalités flamandes - est d'ailleurs membre de l'alliance et a souligné l'importance d'un système accessible à tous, qui contribue à lutter contre les déchets sauvages et qui ne place pas la responsabilité du système sur les autorités locales.

Un message clair a été porté : la reprise doit se faire dans les magasin eux-mêmes. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la transition vers une économie véritablement circulaire, dans laquelle les magasins reprennent les emballages et peuvent plus facilement passer à des solutions réutilisables.

Les citoyens pouvaient déposer leurs bouteilles à Genk, tester le système et tenter de gagner un prix en même temps.

Souhaitez-vous également que l'Alliance pour a Consigne vienne dans votre ville avec sa machine à déconsigner ambulante ?

Pour discuter des possibilités, veuillez contacter : info@statiegeldalliantie.org