Déposer une motion pour un système de consigne efficace en Belgique !

Le système de consigne qui sera introduit sur l’ensemble de la Belgique n'a pas encore été choisi. Différents systèmes sont actuellement envisagés et ont été examinés dans différentes études et projets pilotes. 

Dans les propositions relatives à un système de consigne numérique ou hybride, les principales responsabilités en matière de consigne seraient transférées aux municipalités. En effet, un système hybride ou numérique exigerait que des poubelles "bleues" supplémentaires pour les emballages PMC (dont emballages consignés) soient placés sur le domaine public des municipalités. Les Villes et Communes seraient alors au moins responsables de l'obtention de permis pour le placement de ces poubelles supplémentaires, de leur achat et de leur mise en place, de l'organisation de la collecte et de la vidange de ces poubelles, et du nettoyage des déchets supplémentaires autour de ces poubelles. En outre, les communes devraient sans doute distribuer à leurs citoyens des "home-scanners" comme proposé dans le système numérique pour tous les foyers n’ayant pas de GSM ou ne souhaitant pas l’utiliser et seraient responsables de la gestion administrative de ces scanners. De nombreuses responsabilités supplémentaires sont ainsi transférées aux municipalités. 

Les fédérations des Villes et Communes wallonnes (UVCW) et flamandes (VVSG) se sont déjà prononcées contre cette responsabilité supplémentaire L’Union des Villes et des Communes indique “être fermement opposée à l’éventuelle obligation pour les communes de dédoubler chaque poubelle publique afin de pouvoir y organiser la collecte sélective des P+MC”. Pour soutenir ces positions, l’Alliance pour la Consigne appelle chaque Ville et Commune à passer une motion pour dire “non” à cette responsabilité supplémentaire. En passant une motion dans leur conseil communal, chaque commune peut rejeter une fois de plus toute responsabilité supplémentaire qu'un système de consigne digital ou hybride leur ferait porter En effet, la responsabilité et les coûts d'un système de consigne doivent être du ressort des producteurs d'emballages de boissons. 

Aux Pays-Bas, le NVG (fédération des Villes et Communes néerlandaises) a également rejeté une telle prise de responsabilité des communes néerlandaises dans la gestion du système de consigne, avec succès.

Déposez vous aussi une motion !

De nombreuses communes de Flandre et de Wallonie ont déjà signé une telle motion, à l'instar de Ranst. Déposez également une motion auprès de votre conseil communal et faites en sorte que votre commune se prononce aussi contre des responsabilités supplémentaires pour les autorités locales avec le futur système de consigne belge. De cette manière, nous faisons savoir aux ministres de l'environnement régionaux que vous optez pour un système de consigne qui ne fait pas peser de charges sur l’espace public, et donc sur le citoyen et les autorités locales. 

Vous trouverez ci-dessous un exemple de motion. Le conseil a-t-il signé la motion ? Envoyez-nous un email avec la motion, et nous partagerons le message ! N’oubliez pas également de la faire parvenir à votre gouvernement, et à le partager sur vos réseaux sociaux.

La commune de Ranst demande la mise en place d'un système de consigne classique : "Ne faites pas porter la responsabilité aux communes".

La commune de Ranst souhaite la mise en place prochaine d'un système de consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes. Ainsi, 55 Villes et Communes ont écrit une lettre aux trois ministres régionaux de l'environnement pour demander un système de consigne accessible, et l'Association des villes et municipalités flamandes (VVSG) a déclaré qu'elle ne voulait pas d'un système de consigne via les poubelles publiques.

L'objectif de l'introduction de la consigne est clair : réduire les déchets sauvages, un problème auquel les habitants de Ranst sont trop souvent confrontés. En Flandre, les déchets sont l'une des principales sources d'irritation de la population, selon le Moniteur des villes et communes de l'Agence d'administration domestique.

Ranst met l'accent sur le principe du "pollueur-payeur". La commune s'oppose fermement à ce que les coûts soient répercutés sur les autorités locales ou sur les citoyens eux-mêmes. Elle préconise au contraire un système dans lequel chacun peut facilement rapporter ses emballages vides au magasin. L'idée n'est pas de faire porter la responsabilité et les coûts sur les municipalités et les citoyens, mais plutôt sur les producteurs.

Luc Redig souligne l'importance d'un système déjà connu des Flamands. Il propose de commencer par étendre le système de consigne utilisé pour les bouteilles en verre dans les supermarchés en y ajoutant les bouteilles en plastique et les canettes. Cela permettrait d'étendre un système de consigne que les consommateurs connaissent et soutiennent déjà. Cela permettrait non seulement de réduire la quantité de déchets sauvages, mais aussi de sensibiliser les consommateurs à leur rôle dans la gestion des déchets.

Cependant, la commune de Ranst est réticente à accepter les solutions proposées par les projets pilotes de Fost Plus et l'étude de RDC Environment, qui portent sur les communes une grande part de la responsabilité et des coûts d’un système de consigne. Le doublement des poubelles publiques et un système de consigne numérique ne sont pas populaires à Ranst. Ils veulent éviter de faire peser une charge supplémentaire sur les autorités locales et privilégier un système facile à mettre en œuvre et familier à la population flamande.

En se prononçant en faveur d'un système de consigne classique, la commune de Ranst espère pouvoirmettre en œuvre ce système rapidement. En signant la motion et en s'adressant à la presse, elle donne un exemple qui, nous l'espèrons, sera suivi par d'autres communes et décideurs politiques, et permettra ainsi de trouver une solution pour une Flandre plus propre.

La Belgique optera-t-elle pour une consigne classique ou numérique sur les canettes et les bouteilles en PET ?

La Belgique souhaite introduire un système de consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes en 2025 afin de réduire les déchets sauvages. Deux consommateurs sur trois sont favorables à un tel système, pour autant qu'il s'agisse d'une consigne classique. Selon notre enquête, la consigne numérique est peu appréciée.

D'ici 2025, notre pays souhaite introduire une consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. Il s'agirait de payer une petite somme en plus du prix d'une canette de boisson ou d'une bouteille en PET, somme que l'on récupère lorsque l'on rapporte l'emballage vide.

C'est une bonne idée pour lutter contre les déchets sauvages, mais il faut d'abord que les différentes régions se mettent d'accord sur le système qu'elles veulent mettre en place : une consigne classique avec des points de collecte physiques ou un système numérique avec des codes comme les codes QR sur les emballages et les poubelles. Nous préférons le système classique, et notre enquête montre également que les consommateurs soutiennent davantage le système classique tel que nous le connaissons déjà pour les bouteilles de bière en verre.

Deux Belges sur trois sont favorables à la consigne

En tant que membre de l’Alliance pour la Consigne, Testaankoop plaide depuis des années en faveur de la consigne des bouteilles et canettes en PET, et les consommateurs le demandent également. Deux consommateurs sur trois sont favorables à un tel système, selon des enquêtes antérieures et à nouveau selon notre récente enquête auprès d'environ 1 250 personnes. Un sur quatre est (plutôt) contre.

Près de neuf personnes sur dix sont disposées à conserver et à rapporter les emballages vides dans un point de collecte, bien que cette disposition diminue sensiblement en fonction de la distance. La somme de 0,10 euro semble déjà idéale pour que l'effort en vaille la peine.

Mais pas numérique

Toutefois, le soutien du public diminue considérablement si l'on opte pour un système numérique. Moins de la moitié des personnes interrogées sont prêtes à télécharger une application sur leur smartphone qui leur permettrait de gérer la consigne. Cette proportion tombe encore à un sur cinq si l'application exige la géolocalisation et les coordonnées bancaires.

Les personnes âgées sont particulièrement peu enthousiastes. Le respect de la vie privée et les compétences numériques (ou l'absence de compétence numérique) semblent être des obstacles importants. Les scanners à domicile pourraient apporter une solution à ce problème. La manière dont cela fonctionnera concrètement n'est pas encore claire.

Avantages et inconvénients de la consigne numérique

La Flandre, en particulier, semble actuellement intéressée par un système numérique dans lequel chaque bouteille et chaque canette recevrait son code unique. Celui-ci devra être scanné par le smartphone ou le scanner à domicile, ainsi que la poubelle, le sac PMC ou le distributeur automatique où vous déposez les déchets, après quoi la consigne apparaîtra automatiquement sur votre compte.

Les plus

Les moins

Testachats veut une consigne classique pour les canettes et les bouteilles en PET

Testachats estime qu'une consigne sur les canettes et les bouteilles est le meilleur moyen de réduire la quantité de déchets dans la nature. Seulement, nous avons encore beaucoup de questions sur le système numérique. Il est clair que tous les problèmes potentiels sont loin d'avoir été résolus.

Toutefois, l'objectif est de décider d'ici la fin de l'année 2023 si la Belgique optera pour le système de consigne numérique ou le système classique, afin qu'il puisse être effectivement mis en place en 2025.

Un système classique accessible à tous

Nous préférons un système classique, que tout le monde connaît déjà grâce aux bouteilles de bière, qui est accessible à tous et qui laisse le moins de place possible à la fraude et aux atteintes à la vie privée. D'autres pays européens suivent actuellement cette voie traditionnelle.

Genk, première ville à essayer la consigne de 2025

Le 20 octobre, l'Alliance pour la Consigne était à Genk. Devant le centre commercial Shopping 1, nous avons montré aux citoyens à quoi pourrait ressembler un système de consigne belge efficace en 2025. Avec notre machine à déconsigner ambulante, nous avons montré à quel point il est simple de récupérer sa consigne. C'est un système qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays européens, dont l'Allemagne, la Lettonie et la Suède. C'est aussi exactement le système que nous avons en Belgique pour de nombreuses bouteilles de bière en verre.

Le maire de la ville de Genk, Wim Dries, a sonné le coup d'envoi en étant le premier à déposer une bouteille dans la machine. Genk - ainsi que plus de 200 autres villes et municipalités flamandes - est d'ailleurs membre de l'alliance et a souligné l'importance d'un système accessible à tous, qui contribue à lutter contre les déchets sauvages et qui ne place pas la responsabilité du système sur les autorités locales. 

Un message clair a été porté : la reprise doit se faire dans les magasin eux-mêmes. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la transition vers une économie véritablement circulaire, dans laquelle les magasins reprennent les emballages et peuvent plus facilement passer à des solutions réutilisables. 

Les citoyens pouvaient déposer leurs bouteilles à Genk, tester le système et tenter de gagner un prix en même temps.  

Souhaitez-vous également que l'Alliance pour a Consigne vienne dans votre ville avec sa machine à déconsigner ambulante ? 

Pour discuter des possibilités, veuillez contacter : info@statiegeldalliantie.org

Consigne en 2025, Yes We Can !

Nous entrons dans des mois importants avec l’Alliance pour la Consigne. Les gouvernements régionaux ont tous trois annoncé qu'il y aurait une consigne en Belgique en 2025, bien qu'on ne sache pas encore exactement quel système sera mis en place. Nous voulons garder les politiciens éveillés et leur rappeler leurs promesses : nous voulons un système de consigne qui s'attaque efficacement aux déchets sauvages dès 2025.
C'est pourquoi nous relançons notre campagne de posters Yes We Can.

Par le passé, nous avons déjà mené une campagne avec des affiches personnalisées Yes We Can aux Pays-Bas et en Belgique. Cette campagne a connu un grand succès et a contribué à la mise en place du système de consigne aux Pays-Bas. 

Nous avons donc travaillé sur un nouveau look pour les affiches, adapté à la situation belge actuelle. L'idée de la campagne d'affichage est que chaque partenaire de l’Alliance pour la Consigne reçoive gratuitement deux images personnalisées. La première image est un poster A3 vertical, idéal pour être imprimé et accroché à un endroit visible. La seconde image est une image horizontale idéale pour Twitter (maintenant X) et Facebook. Les visuels personnalisés peuvent être utilisées et diffusées librement dans des newsletters, sur des sites internets ou dans des magazines. 

Votre organisation, votre entreprise ou votre ville/commune souhaite-t-elle aussi participer ? Envoyez-nous votre nom et votre logo par email et nous vous enverrons les affiches !

L'adresse e-mail : info@statiegeldalliantie.org

1 dec: Parlons consigne

En 2025, selon les gouvernements  belges, une consigne sera instaurée sur toutes les bouteilles en plastique et canettes. Mais quel système allons-nous utiliser ? Le vendredi 1er décembre, nous vous invitons à une présentation des dernières nouvelles concernant la consigne.

Chloé Schwizgebel de Recycling Netwerk Benelux et Laura Claeys de Test Achats partageront les dernières perspectives avec vous : entre autres éléments, elles présenteront une étude sur la consigne numérique et une enquête auprès des consommateurs belges sur leur système de consigne préféré. Nous voulons vous tenir au courant du débat sur la consigne.

Tous les partenaires de l’Alliance en Belgique ont reçu un email d'invitation, alors vérifiez votre boîte mail ! Si vous souhaitez participer et n'êtes pas encore membre de l'Alliance de la Consigne, rejoignez-nous dès aujourd'hui via notre site internet !

55 Villes et Communes exhortent les ministres à mettre en place un système de consigne accessible à tous

Aujourd'hui, les trois ministres de l'environnement régionaux - Zuhal Demir, Céline Tellier et Alain Maron - reçoivent une lettre commune envoyée par les bourgmestres de 55 Villes et Communes belges dans laquelle ils expriment leur soutien à un système de consigne efficace. Ils expriment leurs craintes quant à la charge qui leur serait imposée avec une consigne numérique. Une charge qu’elles refusent de porter. 

Les trois régions ont indiqué qu'elles souhaitaient introduire un système de consigne en 2025. Alors que la Wallonie et Bruxelles privilégient un système de consigne classique avec retour en magasin, le gouvernement flamand teste cette année un système de consigne numérique alternative avec une application. Les premiers tests de ce système suscitent de sérieux doutes de la population.

Les bourgmestres se mobilisent pour leurs citoyens

Les 55 Villes et Communes rappellent aux ministres que le système numérique n'est pas accessible à tous les citoyens. Par exemple, de nombreux citoyens n'ont pas d'accès à internet, pas de smartphone ou de compte bancaire. Les enfants, les touristes, les personnes avec un handicap etc. ne peuvent pas participer facilement à un tel système. Cette situation est inacceptable pour les bourgmestres.

Le système numérique fait peser une grande partie de la responsabilité sur les autorités locales. Elles devront installer des milliers de poubelles publiques supplémentaires dont elles devront organiser la collecte. Les Villes et Communes seraient également utilisées pour distribuer et gérer des "home scanners" pour les citoyens qui ne sont pas à l'aise avec des smartphones et des applications mobiles. En réalité, ce sont les fabricants et les supermarchés - qui produisent et vendent les emballages - qui devraient être responsables de leur collecte. C'est le principe du "pollueur-payeur". Avec la consigne numérique, les supermarchés se déchargent de cette charge et la reportent sur les collectivités locales.  

"Nous préconisons un système classique et simple où chacun rapporte ses emballages vides en magasin pour récupérer sa consigne”

Les Villes et Communes restent avant tout positives et soutiennent l'introduction de la consigne d'ici 2025. Elles le font d’ailleurs depuis des années en tant que membres de l’Alliance pour la Consigne. Elles veulent avant tout garantir que tout le monde puisse participer au système et que cela apporte des solutions au problème des déchets sauvages. Mais ce système ne peut pas, une fois de plus, être leur responsabilité.

Cette lettre est soutenue par les Villes et Communes signataires suivantes : 

Affligem, Anderlecht, Asse, Awans, Baelen, Bastogne, Bekkevoort, Bouillon, Bredene, Büllingen, Bütgenbach, Ciney, Court-Saint-Etienne, Couvin, Diksmuide, Écaussinnes, Essen, Frasnes-Les-Anvaing, Geraardsbergen, Gouvy, Grâce-Hollogne, Haacht, Halen, Hamont-Achel, Hannut, Hechtel-Eksel, Ingelmunster, Jette, Kinrooi, Lebbeke, Lendelede, Leuze-en-Hainaut, Liedekerke, Lierde, Lo-Reninge, Lochristi, Merchtem, Mettet, Mont-Saint-Guibert, Mouscron, Olne, Oostkamp, Oostrozebeke, Retie, Roeselare, Ruiselede, Sprimont, Ternat, Tielt-Winge, Trois-Ponts, Walhain, Wichelen, Wortegem-Petegem, Zelzate, Zoutleeuw

[Fin du communiqué de presse]

Contact presse - Chloé Schwizgebel
pers@statiegeldalliantie.org
+31 6 43288231


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Notre lettre

Bons baisers de l'Alliance pour la Consigne

Pendant cinq semaines, les décideurs politiques ont retrouvé, chaque semaine, une carte postale sur la consigne dans leur boîte aux lettres. L'objectif ce ces cartes était de leur rappeler que nous attendons toujours un système de consigne adapté pour la Belgique. Aux Pays-Bas, en Allemagne, en Islande, en Lettonie, en Lituanie, en Norvège, en Finlande et en Estonie, les canettes et les bouteilles peuvent déjà être rapportées au magasin. Quand ajouterons-nous la Belgique à cette liste ?

Chaque semaine, la carte postale indique un élément de ce qui fait un système de consigne performant. Le système doit s'attaquer efficacement aux déchets sauvages et être accessible à tous les membres de la société (et ne peut donc pas avoir des barrières numériques inutilement compliquées). Nous espérons également que ce système constituera un tremplin vers davantage d’emballages de boissons réutilisables.

En envoyant des cartes postales, l’Alliance pour la Consigne espère qu'un accord politique sera bientôt trouvé, afin que nous puissions nous préparer pour un système effectif en 2025.

Souhaitez-vous également partager l'une de nos cartes postales sur vos médias sociaux ? Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le bouton ci-dessous.


Découvrez nos cartes postales

N'oubliez pas de taguer votre ministre (Zuhal Demir, Céline Tellier ou Alain Maron), supermarché ou producteur de boissons préféré !

#ConsigneYesWeCan




La décision de la Wallonie en faveur de la consigne en 2025 donne des ailes à la campagne de l’Alliance pour la Consigne

Afin de réduire les déchets et de rendre les emballages de boissons plus durables, les trois régions souhaitent introduire une consigne en 2025 au plus tard. La Wallonie a franchi aujourd'hui une étape importante vers l'introduction de cette consigne en décidant que les consommateurs devront pouvoir rapporter leurs bouteilles en plastique et les canettes en magasin et ainsi se faire rembourser.

L’Alliance pour la Consigne soutient cette décision, qui permettra à l'ensemble de la population belge de lutter contre les déchets sauvages. Cela en donnant une valeur à l’emballage et en permettant aux consommateurs de rapporter leurs emballages vides en magasin. L'Alliance invite tous les hommes politiques ainsi que les entreprises belges à travailler de manière constructive à l'introduction de la consigne dans l’ensemble de la Belgique. 

L’Alliance pour la Consigne plaide en faveur de la consigne depuis des années

De la côte flamande au plus petit village de Wallonie en passant par les rues de Bruxelles, tout le monde en a marre des déchets sauvages. Plus de 80% des belges souhaitent l’introduction d’une consigne. Même l’industrie - Fost Plus, Comeos et Fevia -, longtemps fortement opposés à la consigne, soutient désormais son introduction pour 2025. L'Alliance pour la Consigne grandit de jour en jour et compte aujourd'hui plus de 1 300 partenaires avec une demande simple : introduire une consigne sur les canettes et les bouteilles en 2025 et nettoyer notre pays. 

Vers une consigne nationale en 2025

La Wallonie affirme sa préférence vers un système de consigne ‘classique’, similaire à celui qui marche bien dans les autres pays Européens, où les consommateurs peuvent rapporter leur emballage vide en magasin pour y récupérer leur consigne. La Flandre et la Région de Bruxelles-Capitale avaient déjà annoncé vouloir un système national. 

Les regards se tournent maintenant vers la Flandre. La ministre flamande Zuhal Demir a décidé en décembre 2022 d’introduire une consigne sur les canettes et bouteilles en plastique dans la région en 2025. La  région flamande réalise actuellement des projets pilotes pour savoir de quel type de consigne il s'agira : la consigne que nous avons déjà sur les bouteilles de bière avec laquelle les consommateurs récupèrent leur consigne en magasin, ou l’alternative numérique proposée par l’industrie. Une décision finale de la ministre Zuhal Demir est attendue d’ici fin 2023. L’Alliance pour la Consigne espère que tous les gouvernements diront alors “Yes We Can !” à une consigne belge efficace et accessible à tous pour 2025. 

L’Alliance pour la Consigne restera mobilisée jusqu’au bout

Comme elle l’a fait jusqu’aux succès de l’introduction d’une consigne sur les canettes et petites bouteilles aux Pays-Bas, l'Alliance pour la Consigne compte bien continuer à soutenir l’introduction d’une consigne belge jusqu’au bout. Pour cela, cette dernière lance également une nouvelle campagne cet été : des cartes postales sur la consigne, adressées aux ministres et députés.

Mais ces cartes postales ne sont que le coup d'envoi d'une nouvelle campagne de l’Alliance pour la Consigne. De nouvelles mobilisations suivront à grande échelle les prochains mois avec un nombre toujours grandissant de partenaires. "Nous continuerons à faire campagne jusqu'à ce que la dernière canette et la dernière bouteille soient rapportées", a-t-elle déclaré.

Contact Alliance pour la Consigne

Chloé Schwizgebel
info@statiegeldalliantie.org
GSM. +31 6 43 28 82 31

L’Alliance pour la consigne célèbre la consigne sur les canettes et revient sur une collaboration unique

A partir du samedi 1er avril, il y aura une consigne sur les canettes aux Pays-Bas ! L’Alliance pour la Consigne se réjouit et est reconnaissante d'avoir contribué à cette deuxième victoire pour l'environnement en s'associant à ses 1 300 partenaires très divers. Elle est fière de ce succès et de cette collaboration unique, et demande instamment au gouvernement de veiller à ce que le système de consigne fonctionne de manière optimale. 

L’Alliance pour la Consigne : la voix de la société

Depuis novembre 2017, l’Alliance pour la Consigne néerlando-belge plaide en faveur de l'introduction de la consigne sur les canettes et toutes les bouteilles en plastique, tant aux Pays-Bas qu'en Belgique. À sa création, l'Alliance comptait 21 membres. Ce nombre a rapidement et spectaculairement augmenté pour atteindre plus de 1 300 entreprises, organisations et autorités locales. 

Grâce à l’Alliance pour la Consigne, l'appel de la société en faveur de la consigne a été réuni, obtenant enfin un visage et une voix. L'alliance est rapidement devenue un acteur officiel dans le débat néerlandais sur la consigne. Les députés ont souvent fait référence à l’Alliance pour la Consigne dans les débats pour contrebalancer le lobby de l'industrie, qui préférait ne pas voir de consignes sur les bouteilles et les canettes.

Outre quelques grands noms, dont l'Association des consommateurs, LTO, ASN Bank et Ekoplaza, et le grand nombre de municipalités néerlandaises (98%), la diversité des membres a également énormément contribué au poids de l'Alliance (voir encadré 1). La consigne s'était auparavant caractérisée comme un dossier qui divisait, mais, avec l'Alliance, un mouvement unanime rassemblant un mélange unique d’acteur s’est formé. Le fait que des organisations environnementales et d’agriculteurs aient adhéré à l'alliance a d’ailleurs été considéré par beaucoup comme unique. 

Encadré 1 - Quelques-uns des partenaires de l'Alliance pour la Consigne

Municipalités, provinces, compagnies des eaux, services environnementaux et de nettoyage, salles de spectacles, groupes religieux, banques durables, fermes, syndicats, psychologues, coachs, boutiques en ligne et magasins durables, associations sportives (de plein air), organisateurs de festivals, agences de publicité et de communication, architectes, avocats et juristes, conseillers hypothécaires, gestion des forêts, fondations pour les papillons et les abeilles, parcs animaliers, campings, partis politiques de jeunes, coopératives énergétiques, clubs rotariens, fondations pour la protection des animaux... associations de voyageurs, entreprises de vêtements, conseillers financiers, ramasseurs de détritus, herboristes, cabinets dentaires, acteurs de théâtre, designers, concepteurs de jardins, conseillers en assurance, magasins sans emballage, recycleurs, physiothérapeutes, organisations de consommateurs, collèges et universités, associations caritatives, services de nettoyage, musiciens, centres environnementaux, musées, organisations de défense des droits de l'homme, studios de cuisine, ingénieurs, domaines, jardins d'enfants, garderies, entreprises informatiques, organisations environnementales, fédérations d'agriculteurs, et bien d'autres encore.

En action pour les canettes consignées, Yes We Can !

En novembre 2020, 3 ans après sa création, l'Alliance devient bien plus qu'une plateforme de soutien à la consigne : ses membres se lancent dans l'action pour les consignes sur les canettes. La décision concernant la consigne sur les petites bouteilles a déjà été prise en avril 2020, mais la décision concernant les canettes est reportée aux élections, qui seront décidées par le nouveau gouvernement. L’Alliance pour la Consigne lance sa campagne "La consigne, Yes We Can !". Les entreprises, organisations et municipalités participantes utilisent des affiches colorées pour encourager Stientje van Veldhoven (D66), alors secrétaire d'État, à décider d'une consigne sur les canettes avant les élections. Les députés Cem Laçin (SP), Carla Dik-Faber (ChristenUnie) et même Maurits von Martels (CDA) ont également participé à l'opération, encourageant Van Veldhoven dans des vidéos pour qu'elle prenne la décision elle-même, ce qui s'est produit. Le 30 juin 2021, Mme Van Veldhoven et l’Alliance pour la Consigne ont célébré le début de la consigne sur les bouteilles et la décision concernant les canettes sur la plage de Scheveningen (photo). La consigne, Yes We Did It !

Collecte en supermarché, s'il vous plaît !

Par la suite, les contributions de divers partenaires de l'alliance, tels que les municipalités, les services de nettoyage, Zwerfinator, Natuur & Milieu, Recycling Netwerk Benelux et l'association des consommateurs, contribueront également à faire en sorte que les consommateurs puissent bientôt simplement déposer leurs canettes dans les supermarchés, comme n'importe quel autre emballage consigné. L'industrie avait auparavant proposé que les consommateurs fassent un détour par une machine à déconsigner en plein air pour y déposer leurs canettes, mais elle a retiré ce projet peu favorable aux consommateurs sous la pression sociale et politique. Le supermarché Ekoplaza, qui a annoncé qu'il accepterait les canettes dans ses magasins, a également joué un rôle important à cet égard. 

Plus de David contre Goliath

Avec tant d'autres, l’Alliance pour la Consigne a contribué à la mise en place d'une consigne sur les canettes à partir de samedi. Pendant longtemps, nous avons eu l'impression d'être David contre Goliath sur la question de la consigne : quelques défenseurs francs ont fait de leur mieux, mais ils ont dû se battre contre le puissant et riche monde des affaires. Mais l'expérience du dossier Consigne montre aujourd'hui que lorsque la société s'unit et se fait entendre, cela peut vraiment faire la différence. Nous espérons que cela donne de l'espoir à tous ceux qui travaillent sur de meilleures politiques environnementales, et même sur d'autres questions sociales. 

L'action du gouvernement

La grande victoire tant attendue a été remportée sur les bouteilles et, à partir de samedi, sur les canettes. Il appartient maintenant au gouvernement de veiller à ce que le système soit mis en place de manière optimale, afin que la promesse de la consigne puisse être tenue et qu'elle connaisse le même succès que dans d'autres pays. Car ce n'est pas le cas actuellement. Par exemple, il est important que les consommateurs qui achètent une bouteille ou une canette et paient une consigne puissent récupérer leur argent, que le montant de la consigne soit plus élevé et que les entreprises ne puissent plus échapper à la consigne.  

En Belgique

En tant que coopération néerlando-belge, l’Alliance pour la Consigne plaide en Belgique pour la mise en place d'un système de consigne sur toutes les bouteilles et canettes en plastique d'ici 2025. Ce faisant, elle encourage les gouvernements régionaux belges à s'inspirer de l'expérience néerlandaise et à mettre en place un système efficace dès le départ.