Ce 30 juin, la FWA, l'UAW et l'Alliance pour la Consigne ont rencontré le cabinet
Coppieters, en présence des cabinets Dalcq et Dolimont, pour faire le point sur
l'avenir de la consigne en Wallonie.
Pourquoi cette rencontre ?
Début 2026, la FWA a relancé une enquête auprès de ses membres afin de mesurer
l'impact des déchets sauvages sur les exploitations agricoles. Près de 150
répondants ont témoigné de l'importance de cet enjeu : 77,9 % d'entre eux indiquent
que les canettes sont les déchets sauvages qui les gênent le plus.
Leurs témoignages mettent en évidence un double impact. D'une part, un impact
économique : frais vétérinaires pour le bétail blessé, perte financière en cas de
mortalité d'un animal, temps consacré au ramassage et au tri des déchets, refus d'un
lot de récolte contaminé, etc. D'autre part, un impact émotionnel : de nombreux
agriculteurs expriment un sentiment de découragement et d'injustice. Ils ont le
sentiment que l'image de leur métier est dégradée par ces déchets, tout en devant
consacrer du temps à ramasser ceux abandonnés par d'autres.
Nous souhaitions rappeler ces constats aux cabinets et souligner l'urgence
d'apporter des réponses concrètes.
Que ressort-il de cette réunion ?
Un constat positif : le dossier est aujourd'hui solidement étayé de notre côté, tant
sur les chiffres, que sur les aspects juridiques et les arguments permettant de
déconstruire les idées reçues. Les échanges ont été constructifs. Les cabinets ne
ferment pas la porte à la consigne, même si les décisions tardent à venir.
Au même moment, la France a confirmé hier l'introduction de la consigne à
l’horizon 2028-2029. Un signal fort qui montre que cette solution continue de
s'imposer chez nos voisins pour réduire les déchets sauvages et améliorer la collecte
des emballages de boissons.
Plusieurs questions restent pour nous en suspens :
La Wallonie, pionnière, peut-elle enfin montrer l'exemple en Belgique en matière
de la lutte contre les déchets sauvages ?
Comment accepter que des canettes continuent d'être abandonnées dans la
nature ? Comment garantir que nos agriculteurs.trices, nos animaux et nos champs soient
protégés ? Alors que les campagnes de sensibilisation et les mesures de répression
se poursuivent, la situation ne s'améliore pas pour nos membres.
Nous attendons désormais la mise en place d'un groupe de travail interrégional sur la
consigne. Il jouera un rôle clé dans la validation des chiffres de collecte et dans
l'orientation des futures décisions.
Nous espérons que la FWA, les autres syndicats agricoles, les représentants des
consommateurs, les associations et les acteurs de la société civile seront invités à
participer à ce groupe de travail. Nous serons les premiers concernés par ce futur
système de gestion des emballages : notre voix doit être entendue.
On veut arrêter d'entendre que « c'est compliqué ». On veut un gouvernement wallon
qui prenne clairement position pour faire avancer ce dossier. Il y a urgence !
La transition est en marche chez nos voisins. Ne laissons pas la Wallonie prendre
du retard. La consigne est une opportunité concrète pour réduire les déchets,
améliorer le recyclage et préserver notre environnement.
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